Dossier
Hématologie et activité physique adaptée
- L’activité physique adaptée (APA) est désormais reconnue en cancérologie comme une thérapeutique non médicamenteuse majeure des soins de support, dans un contexte où l’inactivité physique constitue un facteur de morbimortalité déterminant. En hématologie, les patients présentent un risque particulièrement élevé de déconditionnement physique et d’asthénie prolongée, avec un impact défavorable sur le pronostic et la qualité de vie. Les programmes d’APA se révèlent faisables, bien tolérés et associés à une amélioration des capacités fonctionnelles ainsi que de la qualité de vie. Toutefois, les données disponibles restent limitées, en particulier chez les sujets âgés. Les études publiées sont hétérogènes, souvent non randomisées, et apportent peu de preuves quant à un impact sur la survie, ce qui peut freiner le financement de professionnels dédiés et la mise en place de programmes structurés. Il apparaît donc indispensable de développer des essais multicentriques randomisés, de progresser vers une harmonisation des programmes d’APA et de renforcer l’information sur cette approche thérapeutique, afin d’améliorer l’adhésion des patients et de lever les barrières d’accès à l’APA.
Pourquoi une activité physique adaptée ? L’inactivité physique a de nombreuses conséquences, avec des impacts négatifs sur le cœur, les muscles, le cerveau et le métabolisme [1]. Elle est considérée comme le 4e facteur de risque de décès dans le monde et la cause de pathologies dysmétaboliques, de cardiopathies et de nombreux cancers. Le bénéfice d’une activité physique (AP) est reconnu dans la santé globale et en prévention…
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A. Schmidt-Tanguy et C. Bonmati déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec cet article.