Dossier

Adénocarcinome œsogastrique : évolution des traitements adjuvants à l'ère de l'immunothérapie

  • La RCT néoadjuvante de type CROSS ou une chimiothérapie néoadjuvante suivie d'une chirurgie sont 2 traitements de référence des ADK de l'œsophage ou de la JOG localisés opérables de stade III.
  • Une CT périopératoire par FLOT ou fluoropyrimidine + sel de platine est un traitement de référence des ADK de l'œsophage, de la JOG et de l'estomac opérables, au moins cT2 et/ou N+.
  • La CT périopératoire n'est pas inférieure à la RCT néoadjuvante en termes de SG dans les ADK de l'œsophage ou de la JOG cT2-3 N0-3 M0, mais la RCT améliore la réponse locale et est mieux tolérée.
  • Le nivolumab pendant 12 mois est le 1er traitement adjuvant démontré efficace en termes de survie sans récidive chez les patients opérés d'un cancer de l'œsophage avec maladie histologique résiduelle après RCT néoadjuvante.
  • Pour les ADK de l'œsophage et de la JOG, une RCT néoadjuvante suivie d'une chirurgie puis, en cas de résidu tumoral, d'un traitement adjuvant par nivolumab pendant 12 mois est la séquence à privilégier.
    Mots-clés

À l'échelle mondiale, le cancer de l'œsophage est le 7e cancer le plus fréquent et constitue la 6e cause de décès par cancer [1]. Si, en France, il n'est pas aussi fréquent – puisqu'on estime son incidence à 5 445 nouveaux cas par an en 2018 (15e cancer tous sexes confondus), il n'en reste pas moins un cancer de mauvais pronostic, responsable de 3 725 décès par an [2]. La part des carcinomes épidermoïdes (CE) a considérablement baissé au profit des adénocarcinomes (ADK), notamment chez les hommes, où elle est passée de 82 % en 1990-1994 à 58 % pour la période 2000-2015 [2]. Parallèlement, alors…

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Liens d'intérêt

A. Lièvre déclare avoir des liens d’intérêts avec BMS (honoraires pour expertise et conférence) et MSD (inscription congrès)