Il n’y a pas que les MICI dans la vie. L’endoscopie, l’oncologie, l’hépatologie, la proctologie, la nutrition et le tube digestif occupent aussi une place importante dans notre pratique.
La recherche en endoscopie digestive est de plus en plus impressionnante, portée par un nombre croissant d’essais cliniques randomisés. Gabriel Rahmi fait le point sur la prise en charge des cancers superficiels du rectum : endoscopie ou chirurgie ? Pour ne pas vous spoiler, je vous invite à découvrir son analyse de ce bel essai clinique. Il rappelle également que désormais la poudre hémostatique TC-325 est utile dans les hémorragies gastro-intestinales malignes.
Thomas Aparicio nous révèle, quant à lui, les stratégies les plus efficaces pour certains sous-types de cancer colorectal et d’adénocarcinomes gastriques. L’oncologie progresse de façon continue, et même si l’on ne parle pas toujours de rémission, ces quelques mois de survie gagnés pour ces patients sont tout simplement incroyables.
Sur le plan hépatologique, Philippe Sogni revient sur deux notions incontournables : la MASH (stéatose hépatique non alcoolique) et le sémaglutide. Les données récentes confirment l’efficacité du sémaglutide à forte dose ! Par ailleurs, l’hémorragie digestive par rupture de varices gastriques reste une cause majeure de mortalité. L’étude GAVAPROSEC confirme la place du TIPS (shunt porto-systémique par voie transjugulaire) préemptif comme traitement de référence dans cette indication.
La proctologie reste une thématique que l’on ne doit pas négliger en raison de sa fréquence d’une part, et parce qu’elle est potentiellement très invalidante d’autre part. Vincent de Parades rappelle l’efficacité de la rééducation par biofeedback en cas de dyssynergie défécatoire (ou anisme). Quant à la distinction entre une fistule anale cryptoglandulaire idiopathique et une fistule anale isolée de maladie de Crohn, cela reste un vrai challenge en pratique clinique. Le consortium TOpCLASS (Treatment Optimisation and Classification of Perianal Crohn’s Disease) propose des conseils très pratiques pour optimiser la prise en charge.
La nutrition, enjeu majeur de notre spécialité pour la décennie à venir, fait l’objet d’une recherche d’une intensité sans précédent. Deux sujets d’actualité dans les MICI sont abordés : les liens entre obésité et inflammation intestinale, et la quête du régime anti-inflammatoire. Xavier Hébuterne nous apporte son éclairage sur ces sujets brûlants.
Concernant le tube digestif en général, Gilles Macaigne nous parle de myotomie endoscopique per orale versus myotomie de Heller cœlioscopique associée à la fundoplicature de Dor. Il fait le point sur les dernières recommandations européennes concernant le diagnostic de la maladie cœliaque.
Enfin, au sujet des MICI, David Laharie et Mathurin Fumery proposent une mise à jour incontournable sur une spécialité en évolution perpétuelle.
Toute l’équipe éditoriale de la Lettre de l’Hépato-gastroentérologue s’est pleinement mobilisée pour ce numéro “Best of bibliographie 2025”, et je tiens à la remercier pour sa réactivité et son remarquable efficacité !