Mise au point

Pneumopathies interstitielles diffuses d’origine médicamenteuse : le défi diagnostique à l’ère des nouvelles thérapies

  • Avec plus de 400 molécules identifiées, l’incidence des pneumopathies interstitielles diffuses (PID) médicamenteuses s’accélère face à l’essor des nouvelles thérapies en oncologie et immunologie. Les principaux pourvoyeurs de ces atteintes rares mais graves sont l’amiodarone, les antinéoplasiques (immunothérapie en tête) et les DMARD (disease-modifying anti-rheumatic drugs).
  • Dépourvue de tout tableau clinique, radiologique ou histologique spécifique, la PID médicamenteuse est un diagnostic d’exclusion difficile. Il est donc indispensable d’y penser systématiquement devant toute découverte de PID.
  • Le retrait précoce du médicament suspect constitue la pierre angulaire de la prise en charge, complété par une corticothérapie selon la gravité. La réintroduction du traitement demeure formellement contre-­indiquée face au risque fatal. Dans certains cas très sélectionnés en oncologie, la poursuite ou la réintroduction de la molécule peut s’envisager après validation en discussion multidisciplinaire.
  • La déclaration du médicament suspect auprès de la pharmacovigilance est obligatoire.

Parmi les atteintes respiratoires ­iatro­géniques, les pneumopathies interstitielles diffuses ­d’origine médicamenteuse (PID-M) représentent environ 70 % des cas, et 3 à 5 % de ­l’ensemble des PID [1]. Plus de 400 molécules responsables sont actuellement identifiées ; ce nombre croît de façon incessante, notamment avec l’essor des nouvelles thérapies, en particulier oncologiques (figure 1). Une étude portant sur la base nationale de pharmacovigilance (BNPV)…

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Liens d'intérêt

S. Yavordios déclare avoir des liens d’intérêts avec Adène et MSD (soutien pour assister à des congrès).

V. Cottin déclare avoir des liens d’intérêts avec Boehringer Ingelheim, Ferrer/United Therapeutics, Roche, Sanofi, AbbVie, AstraZeneca, Avalyn, BMS/Celgene, CSL (Behring, Vifor), Gossamer Bio, GSK, Liquidia, Pliant, PureTech, Roivant, Shionogi, Molecure et FibroGen (conférences, activités de consultant, Data Safety Monitoring Boards, comités d’adjudication, congrès).

P. Bonniaud déclare avoir reçu des financements de AstraZeneca, ainsi que des rémunérations ou des honoraires pour des conférences, des présentations, la rédaction d’articles ou des activités de formation de la part de Sanofi, d’AstraZeneca et de GSK ; il a également bénéficié d’une aide financière pour participer à des réunions de la part d’AstraZeneca, de Novartis, de Sanofi, de GSK, de Chiesi et de Boehringer Ingelheim, ainsi que pour sa participation à un comité de surveillance de la sécurité des données ou à un comité consultatif auprès d’AstraZeneca, de BMS, de Sanofi, de GSK et de Boehringer Ingelheim.

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