Mise au point

Épiphysiolyse fémorale supérieure de l’enfant

L’épiphysiolyse fémorale supérieure (EFS) est une affection orthopédique fréquente chez l’enfant prépubère et l’adolescent. Elle correspond à un glissement postéro-inférieur de l’épiphyse fémorale proximale par rapport au col fémoral, survenant souvent chez des patients en surcharge pondérale (environ deux tiers des cas au-delà du 90e percentile d’IMC). Le diagnostic doit être évoqué devant des douleurs inguinales ou projetées au genou, une boiterie d’apparition progressive ou aiguë, et/ou une limitation des amplitudes articulaires de la hanche. Dès la suspicion clinique, une mise en décharge bilatérale, immédiate et stricte s’impose afin de prévenir toute aggravation du glissement. Le bilan d’imagerie repose sur des radiographies standard du bassin et des hanches, incluant des incidences de Dunn ou de Lauenstein. En cas de forme instable, une IRM en urgence est indiquée pour évaluer la perfusion de la tête fémorale et estimer le risque d’ostéonécrose. Chez l’enfant de moins de 10 ans, un bilan étiologique systématique est indispensable, à la recherche d’une endocrinopathie (hypothyroïdie, hypogonadisme, traitement par hormone de croissance) ou d’une insuffisance rénale chronique. La sévérité du glissement, appréciée selon l’angle de Southwick, conditionne la stratégie thérapeutique. Les formes légères relèvent d’un vissage in situ, tandis que les glissements sévères peuvent nécessiter une ostéotomie de Dunn. Les principales complications sont l’ostéonécrose de la tête fémorale et la chondrolyse, justifiant une prise en charge multidisciplinaire et une mise en décharge postopératoire stricte d’environ 6 semaines. La prévention repose sur l’identification et la prise en charge précoce des facteurs de risque métaboliques et endocriniens.


L’épiphysiolyse fémorale supérieure (EFS) constitue l’une des pathologies ortho­pédiques les plus fréquentes chez l’enfant prépubère et le jeune adolescent. Elle se définit par un glissement de l’épiphyse proximale du fémur par rapport à la métaphyse, au niveau du cartilage de croissance. Les principaux motifs de consultation sont une douleur de hanche ou de genou et/ou une boiterie, d’installation aiguë ou progressive. Son incidence est estimée à 10,8 pour 100 000…

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Liens d'intérêt

C. Steinberg, E. Mirici, D. Akkouche, A. Cherifi, O. Jaby, A. O’keane, J. Chanclud et J. Ngo déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec cet article.

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