Dossier

Conservation des reins par machine de perfusion : une fenêtre pour l'évaluation et le conditionnement

Mis en ligne le 14/12/2016

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L e nombre grandissant de patients sur liste d'attente en vue d'une greffe rénale et l'évolution des donneurs nécessitent de réviser les modalités de conservation des organes. Celles-ci, y compris la durée de la conservation, influencent le devenir de l'organe transplanté. L'objectif de cette revue de la littérature est d'établir un diagramme décisionnel afin de dessiner ce que pourrait être la prise en charge des greffons à 5 ans en fonction du type de donneur, et de permettre de personnaliser la conservation. Cette dernière devra être évaluée au moyen de biomarqueurs pertinents, et des techniques comme la spectroscopie par résonance magnétique nucléaire peuvent avoir une place de premier plan. Différentes pistes pour améliorer la qualité de la conservation des organes sont envisagées et mises en perspective en fonction des cibles.

La conservation des organes reste une étape majeure durant le processus de transplantation, incontournable. Historiquement, la conservation statique en hypothermie représente l'approche la plus utilisée, en raison de sa simplicité ; elle a rapidement supplanté les machines de perfusion. Le succès de la transplantation d'organes, en particulier de la transplantation rénale, a fait de celle-ci un outil thérapeutique très répandu. Le frein essentiel, actuellement, est que la demande est largement supérieure au nombre d'organes disponibles, ce qui induit une carence majeure pour les patients en attente de transplantation et inscrits sur les listes de greffe. De nouveaux concepts ou l'actualisation de concepts plus anciens sont en train de s'imposer dans le contexte de la conservation d'organes  responsable des lésions d'ischémie-reperfusion (IR), inévitables en transplantation. La préservation des organes est incontournable, car elle est nécessaire le temps d'associer un greffon à un receveur compatible. Les lésions d'IR sont d'intensité plus ou moins sévère selon le type de donneur et les conditions de conservation des greffons. On peut ainsi distinguer les greffons issus de donneurs en état hémodynamique précaire ou présentant des facteurs de comorbidité tels que des antécédents d'hypertension, de dyslipidémie ou de fonction rénale altérée, qui sont particulièrement sensibles aux lésions d'IR venant s'ajouter à des lésions déjà établies.

Liens d'interêts

T. Hauet déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

T. Kerforne n’a pas précisé ses éventuels liens d’intérêts.

auteurs
Dr Thierry HAUET

Médecin, Néphrologie, CHU, Poitiers, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Thomas KERFORNE

Médecin, Anesthésie-réanimation, CHU, POITIERS, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Transplantation,
Urologie
thématique(s)
Rein
Mots-clés