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Prédispositions génétiques aux cancers du sein et de l'ovaire : le point en 2017

Mis en ligne le 16/02/2017

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  • Les indications de consultation de génétique reposent sur les antécédents familiaux, personnels, les caractéristiques tumorales ou encore sur l'identification chez un apparenté d'un variant délétère dans un gène de prédisposition.
  • Le séquençage à très haut débit permet l'analyse conjointe dans le cadre de recherche de nouveaux gènes (analyse en panel de gènes). Des études d'épidémiologie génétique visant à préciser les risques tumoraux et mettant à contribution les familles sont indispensables avant leur introduction dans la pratique diagnostique.
  • L'inactivation tumorale ovarienne des gènes BRCA1 ou BRCA2, qu'elle soit constitutionnelle ou somatique, conduit chez les patientes en rechute et dont la tumeur est sensible aux sels de platine à la prescription d'inhibiteurs de PARP. Cet enjeu thérapeutique amène à recommander dès le diagnostic à toute femme atteinte d'un cancer de l'ovaire de haut grade une consultation de génétique.

Cinq à 10 % des cancers du sein et 10 à 20 % des cancers de l'ovaire se développent dans un contexte de prédisposition obéissant à un modèle mendélien (ou monogénique) autosomique dominant. Les gènes BRCA1, BRCA2, PALB2, d'une part, et MMR (syndrome de Lynch comprenant le risque de cancer de l'ovaire), d'autre part, sont entrés dans la pratique médicale ; d'autres gènes sont encore en cours d'exploration. L'identification d'un variant génétique délétère chez un cas index (personne pour laquelle l'analyse in extenso des gènes associés à une prédisposition donnée est réalisée) autorise la réalisation de tests ciblés chez les apparentés. L'information de la parentèle, dont les modalités ont été précisées dans la loi de bioéthique de 2011 et son décret d'application en 2013, incombe au cas index. Lorsque le variant est présent chez une apparentée testée, des mesures de dépistage et de prévention adaptées sont alors mises en place ; dans le cas contraire, la personne est rassurée, son risque rejoignant celui de la population générale.

Liens d'interêts

Dominique Stoppa-Lyonnet déclare avoir des liens d’intérêts avec Astra Zeneca.

Les autres auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts.

auteurs
Dr Emmanuelle MOURET-FOURME

Médecin, Santé publique et médecine sociale, Institut Curie, Saint-Cloud, France

Contributions et liens d’intérêts
Pr Dominique STOPPA-LYONNET

Médecin, Génétique médicale, Institut Curie, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Gynécologie et obstétrique,
Oncologie gynécologie,
Oncologie sénologie
Mots-clés