Tribune

De quoi le “Gynéco Bashing” est-il le nom ?

Mis en ligne le 06/12/2017

Auteurs : Pr Israël Nisand, Dr Brigitte Letombe

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La mode est à la contestation des pouvoirs dans une société de contrats entre des égaux. L'autonomie des individus est devenue notre “veau d'or” collectif. Influencée par la philosophie des droits de l'homme, nous voyons se transformer la relation patient-médecin en une relation d'égal à égal où le médecin propose et le patient dispose. Surtout pour des secteurs de la médecine où la normalité est heureusement l'option la plus fréquente : la contraception et le suivi de la grossesse sont donc tout naturellement en première ligne de ces revendications.

La perte de confiance qui affecte tous les domaines de la société n'a aucune raison d'épargner notre discipline. Un accouchement sans facteur de risque a priori peut, en un rien de temps, tourner au cauchemar et ne pas se terminer comme la femme l'avait espéré, engendrant parfois une simple frustration mais aussi, de temps à autre, un véritable syndrome post-traumatique. Une césarienne en urgence, surtout si le praticien ne parvient pas à cacher son angoisse, peut constituer une expérience dévastatrice. La fréquence des accouchements traumatiques restera élevée, quelles que soient les mesures prises pour les éviter, car la naissance est une violence que nous avons cherché à cacher en lénifiant ses conséquences et ses complications potentielles.

Liens d'interêts

I. Nisand et B. Letombe déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec cet article.

auteurs
Pr Israël NISAND

Médecin, Gynécologie, CHU, Strasbourg, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Brigitte LETOMBE

Médecin, Gynécologie, Hôpital Jeanne-de-Flandres, CHU, Lille, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Gynécologie et obstétrique
Mots-clés