Dossier

Vaccination anti-HPV : Le point de vue du virologue

Mis en ligne le 21/11/2016

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  • Les papillomavirus (HPV) restent non cultivables, mais des progrès considérables ont été obtenus durant cette dernière décennie, tant dans le diagnostic que dans la prévention des infections par les HPV.
  • Le mécanisme de l'oncogenèse est mieux compris ainsi que le rôle majeur joué par certains types de HPV dans le développement des cancers du col de l'utérus, du vagin, de la vulve et de l'anus et vraisemblablement de certains cancers ORL.
  • Les vaccins anti-HPV ont montré leur efficacité spectaculaire dans la “vraie vie” pour la prévention de lésions bénignes (condylomes) et de lésions cancéreuses de haut grade.
  • Une politique offensive doit être menée en France pour promouvoir chez les adolescents les 2 vaccins visant à prévenir des infections transmissibles par voie sexuelle aux conséquences gravissimes dont des cancers : les vaccins contre l'hépatite B et les HPV.

Parmi les virus oncogènes pour l'homme (virus des hépatites B et C, virus d'Epstein-Barr, virus herpès humain 8, HTLV-1, etc.), les plus carcinogènes sont retrouvés au sein des papillomavirus (HPV) avec en tête HPV 16.

Alors que l'on avait la conviction qu'il était possible de prévenir un processus cancéreux viro-induit chez l'homme par la vaccination dès 1970, il a fallu attendre 1997 pour en apporter la preuve avec la prévention des hépatocarcinomes par la vaccination contre l'hépatite B.

Cette approche a permis d'envisager le développement de vaccins susceptibles de prévenir les infections et les pathologies (dont les cancers) dues aux HPV. La démonstration de l'activité oncogène de certains HPV remonte à la période 1982-1992, le premier vaccin à base de pseudoparticules virales (VLP) date de 1991, la première mise en évidence d'efficacité de 2001 et l'autorisation de mise sur le marché (AMM) remonte à 2008.

Liens d'interêts

F. Denis déclare avoir des liens d’intérêts avec Sanofi Pasteur MSD et GSK (participation à des groupes de travail et à des conférences sur les vaccins).

S. Hantz déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

auteurs
Pr François DENIS

Médecin, Virologie, CHU Dupuytren, Limoges, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Sébastien HANTZ

Médecin, Virologie, CHU Dupuytren, Limoges, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Gynécologie et obstétrique,
Infectiologie,
Oncologie générale,
Vaccinologie
thématique(s)
Vaccins
Mots-clés