Dossier

Antibiothérapie des pleuropneumopathies de l'enfant : évolution ou révolution ?

Mis en ligne le 01/12/2016

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  • L'épidémiologie des pleuropneumopathies de l'enfant a été considérablement modifiée par les vaccins pneumocoque conjugués avec diminution de leur incidence et diminution des souches résistantes.
  • Cette évolution permet une simplification du traitement des pleuropneumopathies à pneumocoque : une monothérapie par amoxicilline est le schéma recommandé dans ce cas.
  • La possibilité d'un autre germe (Staphylocoque doré et Streptocoque A) doit être prise en compte, notamment lorsqu'il existe des signes de gravité et/ou des signes toxiniques. L'association amoxicilline acide clavulanique est alors préconisée en traitement probabiliste. L'adjonction d'un traitement anti-toxinique (Clindamycine) doit être systématiquement envisagée.

Parmi les infections graves de l'enfant, les pleuropneumopathies tiennent une place à part en raison, d'une part, de l'absence remarquablement fréquente de documentation bactériologique, puisque le taux d'infections documentées excède rarement 50 %, y compris dans les séries récentes, d'autre part, du fait des fluctuations très importantes de leur épidémiologie, aussi bien en termes d'incidence globale qu'en ce qui concerne la part respective des germes responsables. Selon les régions, l'incidence des empyèmes chez l'enfant est estimée entre 0,6 et 6/100 000 enfants et aurait eu tendance à augmenter au moins jusqu'au milieu des années 2000, sans que les causes de cette augmentation ne soient clairement identifiées. Nous aborderons ici uniquement le traitement des pleuropneumopathies communautaires, survenant en l'absence de facteurs favorisants locaux (traumatisme, inhalation) ou généraux (mucoviscidose, immunosuppression) mais présentant un retentissement suffisamment significatif pour justifier d'une prise en charge spécifique. Ainsi, l'épanchement parapneumonique de faible abondance, sans signe de transformation purulente, n'entre pas dans notre propos.

Liens d'interêts

Y. Gillet déclare ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec cet article.

Il précise participer activement à l’Observatoire des pneumonies du GPIP soutenu par Pfizer.

auteur
Pr Yves GILLET
Pr Yves GILLET

Médecin
Pédiatrie
Hôpital Femme-Mère-Enfant, Bron
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Infectiologie,
Pédiatrie
thématique(s)
Antibiothérapie,
infections,
Pneumologie
Mots-clés