Editorial

Élargir les obligations vaccinales pour restaurer la confiance

Mis en ligne le 02/03/2017

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Cette recommandation, proposée récemment par le Comité d'orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination, peut surprendre. Alors que la France est l'un des derniers pays d'Europe à rendre obligatoires certains vaccins, on s'attendait plutôt à une suppression des obligations ! Quels arguments pour justifier cette proposition ?

Revenons aux faits. Alors que l'efficacité des vaccins et des programmes de vaccination n'est plus à démontrer – éradication de la variole permettant l'arrêt de la vaccination en 1980, élimination de la poliomyélite, de la rougeole, de la rubéole congénitale de beaucoup de régions du monde, ou encore quasi-disparition de la diphtérie, du tétanos ou, plus récemment, des méningites à Haemophilus influenzae de type b, autant de preuves indiscutables de l'efficacité de la vaccination –, les doutes sur la sécurité des vaccins augmentent, en particulier en France. Ainsi, une étude conduite dans 67 pays montre que les Français sont, de loin, les plus nombreux à douter des vaccins : plus de 40 % d'entre eux pensent que les vaccins ne sont pas sûrs, 17 % ne sont pas certains de leur efficacité et 12 % jugent que la vaccination des enfants n'est pas importante. Cette méfiance de la population française à l'égard de la vaccination s'accompagne d'une couverture vaccinale insuffisante, voire en baisse pour certains vaccins pourtant essentiels (méningocoque, rougeole, grippe, papillomavirus humain [HPV]).

Cette recommandation, proposée récemment par le Comité d'orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination, peut surprendre. Alors que la France est l'un des derniers pays d'Europe à rendre obligatoires certains vaccins, on s'attendait plutôt à une suppression des obligations ! Quels arguments pour justifier cette proposition ?

Revenons aux faits. Alors que l'efficacité des vaccins et des programmes de vaccination n'est plus à démontrer – éradication de la variole permettant l'arrêt de la vaccination en 1980, élimination de la poliomyélite, de la rougeole, de la rubéole congénitale de beaucoup de régions du monde, ou encore quasi-disparition de la diphtérie, du tétanos ou, plus récemment, des méningites à Haemophilus influenzae de type b, autant de preuves indiscutables de l'efficacité de la vaccination –, les doutes sur la sécurité des vaccins augmentent, en particulier en France. Ainsi, une étude conduite dans 67 pays montre que les Français sont, de loin, les plus nombreux à douter des vaccins : plus de 40 % d'entre eux pensent que les vaccins ne sont pas sûrs, 17 % ne sont pas certains de leur efficacité et 12 % jugent que la vaccination des enfants n'est pas importante. Cette méfiance de la population française à l'égard de la vaccination s'accompagne d'une couverture vaccinale insuffisante, voire en baisse pour certains vaccins pourtant essentiels (méningocoque, rougeole, grippe, papillomavirus humain [HPV]).

Liens d'interêts

O. Launay déclare avoir des liens d’intérêts avec GSK, Janssen, MSD, Pfizer, Sanofi-Pasteur (investigateur pour des essais vaccinaux).

auteur
Pr Odile LAUNAY
Pr Odile LAUNAY

Médecin
Pathologie infectieuse et tropicale, clinique et biologique
Hôpital Cochin-Broca-Hôtel-Dieu, Paris
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Infectiologie,
Vaccinologie
thématique(s)
Vaccins
Mots-clés