Mise au point

Les pathologies du tendon tibial postérieur

Mis en ligne le 27/11/2017

Mis à jour le 29/11/2017

Auteurs : P. Borderie

De bonnes connaissances anatomiques et cliniques permettent de ne pas méconnaître la pathologie du tendon tibial postérieur (TTP) et ses différentes formes d'expression. Volontiers favorisée par un pied plat valgus préexistant, la tendinopathie corporéale mécanique est la plus fréquente, et se complique d'une défaillance puis d'une rupture progressive. Le facteur déclenchant est souvent un défaut du chaussage ou une activité physique trop intense. Plus rares sont les cas de rupture aiguë, de luxation et d'instabilité dus à une lésion du rétinaculum des fléchisseurs ; de tendinopathie d'insertion, qui doit faire rechercher un os scaphoïde accessoire, et de ténosynoviopathie inflammatoire, qui s'accompagne parfois d'une irritation du nerf tibial postérieur. L'échographie est le moyen d'exploration complémentaire essentiel, de par son excellente résolution anatomique et son caractère dynamique ; elle est complétée par une étude doppler. Les autre examens – radiographie, scanner, IRM – sont utiles pour préciser les lésions associées, surtout osseuses. L'orientation thérapeutique à proposer est souvent le fruit d'une collaboration médicochirurgicale.

Liens d'interêts

L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

auteur
Dr Pierre BORDERIE

Médecin
Rhumatologie
Hôpital Lapeyronie, CHU, Montpellier
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Rhumatologie
thématique(s)
Pathologies péri-articulaire
Mots-clés