Traitement de la fracture vertébrale ostéoporotique par vertébroplastie : quand et pour qui ?
- La vertébroplastie est un traitement symptomatique antalgique de la fracture vertébrale ostéoporotique.
- C'est une procédure interventionnelle qui se déroule en salle d'imagerie interventionnelle ou au bloc opératoire, sous anesthésie local ou, parfois, générale.
- La mise en place d'un traitement antiostéoporotique est indispensable pour diminuer le risque de fracture vertébrale adjacente.
- Les indications de la vertébroplastie sont, premièrement, la fracture vertébrale de moins de 4 semaines hyperalgique responsable de complications aux opiacés ou de décubitus, en particulier chez le sujet âgé, et, deuxièmement, la fracture vertébrale douloureuse évoluant depuis plus de 3 mois avec des signes radiographiques de pseudarthrose.
Fracture vertébrale et vertébroplastie
La fracture vertébrale est la fracture ostéoporotique par excellence, véritable témoin de l'altération de la microarchitecture spongieuse survenant le plus souvent sans aucun traumatisme ni chute. Sa présentation clinique est extrêmement polymorphe (1) : soit la fracture est parfaitement asymptomatique et n'est dépistée qu'à l'occasion d'un examen radiographique systématique ou devant la constatation d'une perte de taille de l'individu (près de 50 %), soit elle se manifeste par une lombalgie aiguë rapidement résolutive ne justifiant pas de bilan radiographique et attribuée, à tort, à un lumbago (environ un tiers des cas). Finalement, le syndrome fracturaire hyperalgique avec impotence fonctionnelle conduisant le patient à consulter aux urgences est relativement rare (10 à 15 % des cas).
Pour autant, la fracture vertébrale est une fracture ostéoporotique sévère, qui augmente le risque de décès et le risque de nouvelle fracture (vertébrale ou périphérique) dans les 10 ans, qu'elle soit symptomatique ou non (2). Elle impose donc un bilan, à la recherche d'une cause d'ostéopathie fragilisante, et l'instauration d'un traitement antiostéoporotique.
La vertébroplastie est une technique interventionnelle, chirurgicale ou radio-interventionnelle, consistant en l'injection de ciment composé de polyméthacrylate de méthyle (PMMA) par voie transpédiculaire au sein du corps vertébral fracturé, sous contrôle scopique (figures 1, 2 et 3), sous anesthésie locale ou générale, sans objectif d'expansion pour rétablir la hauteur vertébrale (contrairement à la kyphoplastie). Elle a initialement été réalisée en 1984, dans le traitement d'angiomes vertébraux agressifs, puis, pour la première fois dans la fracture vertébrale ostéoporotique, en 1989. Il s'agit d'un geste de courte durée (< 30 mn), mini-invasif sur le plan cutané, avec seulement 2 points de ponction. Le PMMA acquérant sa solidité définitive en quelques dizaines de minutes, la reverticalisation peut être très rapide.
L'objectif de la vertébroplastie est d'obtenir une réduction rapide et durable de la douleur permettant d'améliorer rapidement l'état fonctionnel du patient. Elle constitue donc une thérapeutique antalgique d'une fracture vertébrale hyperalgique conduisant à l'hospitalisation.
Cette technique possède des atouts incontestables pour permettre la reverticalisation et éviter les complications chez les patients âgés alités, ainsi que pour limiter l'iatrogénie liée à la consommation de morphiniques.
Elle peut également entraîner des complications, principalement en cas de fuite extracorporéale du ciment : dans un plexus veineux (exceptionnel, mais potentiellement mortel par embolie pulmonaire de ciment), dans l'espace épidural (compression neurologique, exceptionnelle dans la fracture ostéoporotique du fait du respect de l'intégrité du mur postérieur) ou dans l'espace intervertébral discal (augmentation du risque de fracture vertébrale adjacente).
Controverse dans la littérature sur la réalisation de la vertébroplastie dans la fracture vertébrale ostéoporotique
Depuis 2007, 8 essais randomisés comparant la vertébroplastie à l'absence d'intervention ont été réalisés (3-10). Tous les patients inclus avaient une fracture vertébrale avec un œdème osseux corporéal en IRM en séquence STIR. Ils recevaient un traitement antiostéoporotique, le plus souvent par bisphosphonates. Le double aveugle était dans certaines études respecté : dans le bras non interventionnel, une véritable simulation de vertébroplastie était effectuée, les patients étaient conduits au bloc, en décubitus ventral, et une anesthésie locale était effectuée jusqu'au massif articulaire postérieur, accompagnée d'une odeur de ciment dans la salle et d'un bruit imitant l'abord par voie transpédiculaire (4, 5, 10). Les examinateurs recueillant les scores sur l'échelle visuelle analogique (EVA) et l'indice de qualité de vie étaient bien sûr en aveugle de ces procédures.
Sur le critère principal (EVA) à 3 mois, 3 essais sont positifs et 5 sont négatifs.
Les résultats négatifs peuvent facilement s'expliquer par un problème méthodologique surprenant : leur manque de puissance (3-6, 9). En effet, le nombre de sujets nécessaires pour atteindre une significativité statistique permettant de satisfaire l'objectif principal a été calculé dans toutes les études, sauf la première, randomisée (VERTOS-I) [3], mais elles n'ont pas respecté le chiffre obtenu, de sorte que la puissance nécessaire pour conclure sur l'absence de bénéfice de la vertébroplastie n'a pu être obtenue (tableau I).
Les 3 études positives (7, 8, 10) ont en revanche réussi à inclure le nombre de sujets nécessaire préétabli et ont conclu à la supériorité de la vertébroplastie sur le traitement conventionnel concernant la réduction de l'EVA à 1 et 3 mois. Toutefois, les populations étudiées étaient différentes. L'étude VERTOS-II (7) a comparé 202 patients ayant une fracture vertébrale ostéoporotique, 101 traités par vertébroplastie et 101 de façon conventionnelle. Ces patients, dont 69 % étaient des femmes, âgés en moyenne de 75 ans, avec un T-score moyen à − 3,0 DS, présentaient une fracture vertébrale récente (4 semaines en moyenne) et hyperalgique (EVA moyenne à 7,8/10 ; 20 % de traitement morphinique). Dans cette étude, l'EVA moyenne était réduite en dessous de 3/10 à 1 mois, et cette baisse se maintenait dans le temps jusqu'à 1 an dans le groupe interventionnel, tandis qu'elle diminuait significativement moins (5/10 à 1 mois et 4/10 à partir de 3 mois) dans le groupe conservateur. Il est néanmoins difficile d'évaluer la pertinence clinique sur des moyennes d'EVA avec une différence faible de 1 point.
L'étude VAPOUR (10) est plus parlante pour le clinicien, puisque son objectif principal était le pourcentage de patients avec une échelle numérique (EN) de la douleur inférieure à 4/10. Soixante patients présentant une fracture vertébrale récente (< 3 semaines dans 80 % des cas) et hyperalgique (EN moyenne 8,6/10) ont été inclus dans chaque groupe, dont environ 75 % de femmes ; l'âge moyen était de 80 ans, et le T-score moyen, de − 4,1 DS au rachis et − 2,2 au col fémoral. À 2 semaines, 44 % des patients ayant eu une vertébroplastie avaient une EN inférieure à 4/10, contre 20 % dans le groupe conservateur (p < 0,01). À 1 mois, ce chiffre passait à 52 % dans le premier groupe, tandis qu'il ne variait pas dans le second (p < 0,01). À 3 mois, plus de 50 % des patients avaient une EN inférieure à 4/10 dans le groupe vertébroplastie, et une amélioration était notée dans le groupe conservateur, où ce chiffre atteignait 33 % (p < 0,03).
La dernière étude positive (8) a inclus une population radicalement différente, constituée de sujets ayant une fracture vertébrale de plus de 4 mois avec persistance d'un œdème osseux témoin d'une pseudarthrose vertébrale (non-consolidation) hyperalgique (EVA moyenne à 8/10). Chaque bras comptait 40 patients, d'une moyenne d'âge de 75 ans.
Y a-t-il un surrisque de fracture des vertèbres adjacentes après la réalisation d'une vertébroplastie dans l'ostéoporose ?
Plusieurs séries dans la littérature rapportent une augmentation du risque de survenue d'une fracture vertébrale adjacente dans les semaines suivant la réalisation d'une vertébroplastie (11, 12). Toutefois, ces patients n'étaient pas traités pour leur ostéoporose. Or, dans chaque étude randomisée, l'incidence des nouvelles fractures vertébrales n'était pas différente dans le groupe vertébroplastie et dans le groupe conservateur, mais tous les patients prenaient un traitement antiostéoporotique. Une courte série semble suggérer que le tériparatide serait plus efficace que les bisphosphonates, avec significativement moins de nouvelles fractures, ce qui pourrait s'expliquer par le fait que le bénéfice antifracturaire vertébral est presque immédiat avec un traitement anabolisant osseux, tandis qu'il est décalé (d'environ 6 mois) avec un bisphosphonate (13).
Indépendamment de l'absence de traitement antiostéoporotique, une fuite de ciment en position intervertébrale discale a été reconnue comme facteur de risque (14).
Indication de la vertébroplastie pour le traitement de la fracture vertébrale ostéoporotique (tableau II)
Dans la littérature, les études positives concernent 2 populations : d'une part, les patients présentant une fracture vertébrale récente hyperalgique (7, 10) ; d'autre part, les patients ayant une pseudarthrose vertébrale douloureuse (8). Il faut prendre en compte, dans ces populations, l'évolution du groupe non interventionnel, qui était très différente dans les 2 études. En effet, dans l'étude de Farrokhi et al. (8), l'état de ce groupe s'améliorait peu au cours du temps (EVA moyenne passant de 7/10 à l'inclusion à 6/10 à 3 mois) en cas de pseudarthrose vertébrale, contrairement à celui du groupe vertébroplastie, constituant une indication de choix.
En cas de fracture vertébrale récente hyperalgique, les choses sont plus complexes. Dans les études VERTOS-II (15) et III (16), l'évolution naturelle (groupe “traitement conservateur”) montrait le passage d'une EVA moyenne de 7/10 à l'inclusion après 3 mois. Toutefois, si l'on examine attentivement l'évolution de chaque fracture (15), 2 groupes se dégagent : l'un comptant 38 sujets dont l'évolution naturelle était rapidement favorable (EVA < 3/10 à 3 mois), et l'autre comptant 44 sujets dont l'évolution était peu favorable (EVA > 5,5/10 à 3 mois). Il serait donc important pour le clinicien d'identifier les facteurs de risque d'une telle évolution, afin de mieux poser l'indication d'une vertébroplastie. Cette étude n'avait pas permis d'identifier ces facteurs, en raison de son faible effectif.
Une cohorte prospective monocentrique suédoise (17) de 107 fractures vertébrales ostéoporotiques (67 % de femmes ; âge moyen : 75 ans) a identifié 3 facteurs de risque en fonction de l'atteinte fracturaire initiale : la réduction de la douleur est significativement plus importante en cas de fracture lombaire, de faible déformation (grade 1 de la classification de Genant versus grades 2 et 3) ou de “crush fracture” (fracture vertébrale “en galette”).
Avant d'envisager une vertébroplastie, une évaluation par IRM est nécessaire pour confirmer, en constatant en séquence STIR la présence d'un œdème corporéal, que la douleur est due au processus fracturaire. L'évaluation ne doit pas se limiter à cet œdème-là et doit également rechercher la présence d'un œdème en regard de l'arc postérieur (articulaires postérieures, lames et épineuses) [18]. Lors d'une fracture cunéiforme antérieure de la charnière thoracolombaire, un traumatisme en distraction du segment mobile rachidien postérieur est souvent associé et peut participer à la symptomatologie douloureuse. Il représente donc un facteur de risque de moindre efficacité de la vertébroplastie, dont le but n'est pas de restaurer la hauteur vertébrale et qui n'aura donc pas d'effet sur les conséquences de l'atteinte ligamentaire postérieure impliquée dans la symptomatologie douloureuse.
Enfin, il faut considérer l'état général du patient et le risque de complications engendrées par une immobilisation et son risque iatrogénique aux opiacés qui pourrait faire indiquer la réalisation d'une vertébroplastie pour diminuer rapidement le niveau de douleur et l'immobilisation.
Conclusion
La grande majorité des fractures vertébrales ostéoporotiques ne nécessitent pas une vertébroplastie, notamment toutes celles qui n'entraînent pas de douleurs invalidantes.
Une des indications incontestables, bien que rare, de la vertébroplastie est la pseudarthrose vertébrale, qui peut compliquer une fracture vertébrale ostéoporotique (entité encore trop rarement connue du rhumatologue).
La vertébroplastie constitue une thérapeutique certainement très intéressante lors d'une fracture vertébrale hyperalgique conduisant au recours aux opiacés et à une hospitalisation en cas de facteurs de risque de mauvaise évolution, lesquels restent cependant à mieux définir.
Enfin, il ne faut pas oublier d'associer un traitement de l'ostéoporose, car la fracture vertébrale est une fracture ostéoporotique sévère. De plus, l'absence de traitement anti-ostéoporotique augmente le risque de fracture vertébrale adjacente à la vertébroplastie.■
FIGURES
Références
1. Cooper C, Atkinson EJ, O’Fallon WM, Melton LJ 3rd. Incidence of clinically diagnosed vertebral fractures: a population-based study in Rochester, Minnesota, 1985-1989. J Bone Miner Res 1992;7(2):221-7.
2. Bliuc D, Nguyen ND, Milch VE, Nguyen TV, Eisman JA, Center JR. Mortality risk associated with low-trauma osteoporotic fracture and subsequent fracture in men and women. JAMA 2009;301(5):513-21.
3. Voormolen MH, Mali WP, Lohle PN et al. Percutaneous vertebroplasty compared with optimal pain medication treatment: short-term clinical outcome of patients with subacute or chronic painful osteoporotic vertebral compression fractures. The VERTOS study. AJNR Am J Neuroradiol 2007;28(3):555-60.
4. Kallmes DF, Comstock BA, Heagerty PJ et al. A randomized trial of vertebroplasty for osteoporotic spinal fractures. N Engl J Med 2009;361(6):569-79.
5. Buchbinder R, Osborne RH, Ebeling PR et al. A randomized trial of vertebroplasty for painful osteoporotic vertebral fractures. N Engl J Med 2009;361(6):557-68.
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7. Klazen CA, Lohle PN, de Vries J et al. Vertebroplasty versus conservative treatment in acute osteoporotic vertebral compression fractures (Vertos II): an open-label randomised trial. Lancet 2010;376(9746):1085-92.
8. Farrokhi MR, Alibai E, Maghami Z. Randomized controlled trial of percutaneous vertebroplasty versus optimal medical management for the relief of pain and disability in acute osteoporotic vertebral compression fractures. J Neurosurg Spine 2011;14(5):561-9.
9. Blasco J, Martinez-Ferrer A, Macho J et al. Effect of vertebroplasty on pain relief, quality of life, and the incidence of new vertebral fractures: a 12-month randomized follow-up, controlled trial. J Bone Miner Res 2012;27(5):1159-66.
10. Clark W, Bird P, Gonski P et al. Safety and efficacy of vertebroplasty for acute painful osteoporotic fractures (VAPOUR): a multicentre, randomised, double-blind, placebo-controlled trial. Lancet 2016;388(10052):1408-16.
11. Ma X, Xing D, Ma J et al. Risk factors for new vertebral compression fractures after percutaneous vertebroplasty: qualitative evidence synthesized from a systematic review. Spine (Phila Pa 1976) 2013;38(12):E713-22.
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14. Nieuwenhuijse MJ, Putter H, van Erkel AR, Dijkstra PD. New vertebral fractures after percutaneous vertebroplasty for painful osteoporotic vertebral compression fractures: a clustered analysis and the relevance of intradiskal cement leakage. Radiology 2013;266(3):862-70.
15. Venmans A, Klazen CA, Lohle PN, Mali WP, van Rooij WJ. Natural history of pain in patients with conservatively treated osteoporotic vertebral compression fractures: results from VERTOS II. AJNR Am J Neuroradiol 2012;33(3):519-21.
16. Venmans A, Lohle PN, van Rooij WJ. Pain course in conservatively treated patients with back pain and a VCF on the spine radiograph (VERTOS III). Skeletal Radiol 2014;
43(1):13-8.
17. Suzuki N, Ogikubo O, Hansson T. The prognosis for pain, disability, activities of daily living and quality of life after an acute osteoporotic vertebral body fracture: its relation to fracture level, type of fracture and grade of fracture deformation. Eur Spine J 2009;18(1):77-88.
18. Lehman VT, Wood CP, Hunt CH et al. Facet joint signal change on MRI at levels of acute/subacute lumbar compression fractures. AJNR Am J Neuroradiol 2013;34(7):1468-73.
Liens d'interêts
G. Coiffier et P.J. Le Reste déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
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Figure 1. Patient de 90 ans ayant des antécédents de fracture vertébrale de L5 non traitée présentant une fracture ostéoporotique de L4 (A) avec persistance des douleurs nécessitant un traitement morphinique depuis 3 mois en raison d’une pseudarthrose, comme en témoigne la fente liquidienne hypo-T1 (B), hyper-STIR (C) avec œdème corporéal.

Figure 2. Réalisation d’une vertébroplastie de L4 en salle de radiologie interventionnelle sous arc de scopie (A) par injection de ciment PMMA par voie bipédiculaire (B).

Figure 3. Fracture vertébrale ostéoporotique de L4 avant traitement par vertébroplastie (A). Résultats radiographique (B) et scanographique (C) après la vertébroplastie.

Âge (ans) |
Femmes (%) |
Durée moyenne d’évolution de la FV (sem.) | EVA moyenne à l’inclusion | Nombre de sujets nécessaire | Population étudiée (ITT) | Résultat (critère principal) | |
---|---|---|---|---|---|---|---|
Voormolen MH. AJNR 2007 | 73 | 82 | 12 | 7,1 | ND | 34 (18/16) | NS |
Kallmes DF. NEJM 2009 | 74 | 75 | 18 | 7,0 | 150 | 131 (68/63) | NS |
Buchbinder. NEJM 2009 | 76 | 80 | 9 | 7,2 | 164 | 78 (38/40) | NS |
Rousing R. Spine 2010 | 80 | 76 | 1 | 7,5 | 40 | 50 (26/24) | NS |
Klazen CA. Lancet 2010 | 75 | 69 | 4 | 7,8 | 200 | 202 (101/101) | Supériorité VP |
Farrokhi. J Neurosurg Spine 2011 | 73 | 73 | 28 | 8,0 | ND | 82 (40/42) | Supériorité VP |
Blasco J. JBMR 2012 | 73 | 78 | 20 | 7,2 | 132 | 125 (64/61) | NS |
Clark W. Lancet 2016 | 80 | 73 | < 6 | 8,6 | 120 | 120 (61/59) | Supériorité VP |
FV : fracture vertébrale ; ITT : intention de traiter ; ND : non précisé ; VP : vertébroplastie ; NS : pas de supériorité significative de la VP par rapport au groupe sans intervention.
Indication proposée | Définition |
---|---|
1. Pseudarthrose vertébrale douloureuse | Fracture vertébrale ostéoporotique Persistance de douleurs invalidantes > 3 mois Présence d’un œdème corporéal en IRM |
2. Fracture vertébrale récente hyperalgique | Fracture vertébrale ostéoporotique Douleur invalidante nécessitant des opiacés Évolution < 6 semaines Présence d’un œdème corporéal en IRM Particulièrement si facteur de mauvais pronostic : – siège thoracolombaire – importante déformation cunéiforme (grade 2 ou 3 de Genant) – “crush fracture” Absence de mauvaise réponse à la vertébroplastie : – absence d’hypersignal STIR arc postérieur (segment mobile rachidien postérieur) |