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L'oncosexualité : une avancée réelle mais encore sous-estimée pour les soins de support et spécifiques du cancer

Mis en ligne le 28/11/2016

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  • La problématique sexuelle doit être prise en compte pour améliorer la qualité et… la quantité de vie. L'oublier représente une perte de chances pour le patient (couple) et une mauvaise pratique médicale : – l'information sur la morbidité sexuelle est un droit des malades et un devoir des médecins ; – s'informer sur la santé sexuelle et les projets de vie intime est obligatoire pour adapter la stratégie thérapeutique ; – corriger les effets négatifs sur la vie intime fait partie de la prévention secondaire et tertiaire du cancer ; – la demande est forte, et la prise en charge renforce les mécanismes de défense.
  • L'oncosexualité et l'oncofertilité s'inscrivent dans une démarche qualité qui respecte 3 impératifs carcinologiques : partager la décision, personnaliser la prise en charge, mieux traiter. Elles visent également à corriger l'inégalité des soins. La persistance de préjugés, aggravée par un déficit de savoirs et d'organisation, entrave encore leur appropriation collective.

Jusqu'à récemment, la problématique de la sexualité dans le cadre du cancer était rarement abordée, malgré la localisation génitale de 40 % des cancers et une iatrogénie majeure, brutale et souvent prolongée sur la fertilité et la vie intime du patient et du couple (mode de vie largement majoritaire), de presque tous les traitements. Malgré une demande réelle mais peu ou mal exprimée, la réponse varie selon les médecins et les centres. Cette inégalité majeure de soins affecte davantage les femmes et les patients atteints de cancers non génitaux. Les difficultés sexuelles figurent ainsi parmi les principaux besoins de soins de support non satisfaits, et près de 1 patient sur 2 doit se renseigner sur Internet alors qu'il devrait bénéficier d'une information validée et dispensée par un professionnel de la santé.

Liens d'interêts

P. Bondil et D. Habold déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

auteurs
Dr Pierre BONDIL

Médecin, Urologie, Centre hospitalier Métropole-Savoie, Chambéry, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Daniel HABOLD

Médecin, Médecine générale, Centre hospitalier Métropole-Savoie, Chambéry, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Oncologie générale
thématique(s)
Soins oncologiques de support
Mots-clés