Éditorial

Best of 2025 : diversité et richesse


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Voici le premier numéro 2026 de la Lettre de l’Infectiologue et son traditionnel florilège d’articles sélectionnés par le comité de rédaction. Tout d’abord, un point épidémiologique avec la liste des bactéries prioritaires mise à jour par l’OMS en 2024 (O. Barraud), où l’on retrouve le caractère critique des bacilles à Gram négatif (Acinetobacter et Enterobacterales) résistants aux carbapénèmes et/ou aux C3G. Dans cette classification, on retrouve une évolution majeure avec la priorisation croissante de Mycobacterium tuberculosis résistant à la rifampicine, mais aussi Salmonella et Shigella résistantes aux fluoroquinolones.

Dans le domaine de la virologie, la réactivation du virus VZV et le risque de démence (L. Feghoul) font l’objet d’une étude qui confirme un lien épidémiologique robuste entre les deux, ouvrant la porte à des thérapeutiques ciblées, en particulier vaccinales. Toujours dans le domaine de la vaccination, l’efficacité moindre du vaccin antigrippal chez le sujet âgé nous a amenés à nous interroger, en particulier du fait que cette tranche d’âge est la plus vulnérable. Les données d’efficacité sur de vastes essais randomisés du vaccin haute dose apportent des arguments solides sur le bénéfice de son utilisation (P. Loubet).

L’année 2025 a également été marquée par l’arrivée des thérapeutiques injectables dans la PrEP, avec l’efficacité très élevée du lénacapavir ouvrant largement la voie à d’autres schémas de PrEP… à condition qu’il soit accessible au plus grand nombre.

Dans le domaine des infections bactériennes, l’essai CloCeBa a permis de démontrer que la céfazoline était aussi efficace et mieux tolérée que la cloxacilline dans la bactériémie à SASM. Néanmoins, ces données doivent être confirmées pour les patients infectés par des S. aureus porteurs de l’allèle A de Bla Z (associé à un effet inoculum de la céfazoline) (D. Lebeaux).

La tuberculose fait toujours partie des cibles de l’OMS en matière d’amélioration de prise en charge ou de traitement. L’utilisation d’une forte posologie de rifampicine dans les méningites (35 mg/kg) n’est pas associée à une réduction de la mortalité (D. Lebeaux). L’utilisation de schémas courts de 8 semaines, associant jusqu’à 7 molécules pendant 2 mois est moins efficace que le traitement standard dans la tuberculose pulmonaire (J.L. Meynard).

Dans le domaine des champignons, une étude très attendue a évalué le bénéfice d’une corticothérapie adjuvante au traitement par CT2-SMX de la pneumocystose chez les patients non VIH. Même si le bénéfice n’est pas démontré en termes de mortalité à J28 (p = 0,069), les analyses des critères secondaires (mortalité à J90 ou mortalité en USI) vont dans le sens de leur utilisation (J.L. Meynard).

Toujours dans le domaine de la pneumocystose, A. Jabet rapporte les résultats d’une étude majeure de la pneumocystose pulmonaire (PCP) chez les patients transplantés d’organe solide, en démontrant le rôle de l’acide mycophénolique dans la sélection de souches circulant chez ces patients.

Enfin, les données présentées par K. Sylla sur l’efficacité de la tafénoquine dans la prévention des récidives de Plasmodium vivax en Amérique du Sud, laisse espérer une mise à disposition prochaine de cette molécule en Europe.

Pour être complet, l’article de pharmacologie sur les β-lactamines chez les patients neutropéniques est disponible en ligne (F. Lemaitre).

Bonne lecture !


Liens d'intérêt

J.L. Meynard déclare ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec cet éditorial.

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