Dossier

Injection de toxine botulinique chez l'enfant de moins de 2 ans : quelle sécurité pour quelle efficacité ?

  • L'utilisation de la toxine botulinique chez l'enfant de moins de 2 ans a été décrite chez plus de 380 nourrissons dans diverses pathologies (paralysie cérébrale, paralysie obstétricale du plexus brachial, pied bot varus équin, dysfonction vésicale neurogène).
  • Les effets indésirables ne semblent pas plus graves ou plus fréquents que chez les enfants plus âgés. Les risques ne semblent pas en lien avec l'âge mais avec la sévérité de l'atteinte des enfants.
  • Les premières études montrant une efficacité de la toxine botulinique chez les nourrissons sont prometteuses mais ont un niveau de preuve insuffisant.
  • Une synthèse des âges minimums et des doses maximales est présentée pour la pratique clinique.

Dès leurs premiers mois de vie, les enfants avec paralysie cérébrale (PC), paralysie obstétricale du plexus brachial (POPB) et pied bot varus équin (PBVE) peuvent présenter des conséquences de leur atteinte musculaire à type de spasticité ou d'autres troubles du tonus. Certaines pathologies conduisent aussi à des dysfonctions vésicales neurogènes précoces. L'efficacité de la toxine botulinique sur la spasticité est souvent accompagnée d'une meilleure prévention des déformations orthopédiques à terme et d'une amélioration de la motricité. En France, l'autorisation de mise sur le marché de la toxine…

L’accès à la totalité de l’article est protégé




Liens d'intérêt

S. Brochard déclare ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec cet article.